🌹 LA SENSUALITÉ : LA PORTE DU RECEVOIR ET DE L’ABONDANCE
- 2 déc. 2025
- 17 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 déc. 2025
Depuis que je suis jeune, on m’a toujours fait sentir que ma sensualité était “trop”. Pas avec des mots directs… mais avec des regards, des non-dits, des attitudes. Comme si ma simple présence, ma jeunesse ou mon corps réveillaient quelque chose de dangereux. Comme si ma sensualité était un problème.
Quand j’étais jeune, c’était un corps trop présent, trop expressif, trop visible, que j'ai caché par des vêtements amples.
Quand je suis devenue femme, on sexualisait ma manière de bouger, de danser, de respirer, simplement d’exister, ma façon d’être vivante dans mon corps. On y projetait le désir, la peur, les histoires, les croyances des autres.
Et moi, à force de recevoir ces projections, j’ai fini par croire qu’il y avait effectivement quelque chose de “mal” en moi. Alors j’ai fermé la porte.
La porte à mon corps. À mes sensations. À ma sensualité.
Pendant des années, je n’ai vu mon corps uniquement comme un objet encombrant, un espace de honte, coupable et dangereux. Et pourtant… c’est lui qui portait mes blessures, mes élans, ma puissance, mon histoire, ma vie.
Aujourd'hui, je reviens doucement à lui. Je réapprends à habiter ce corps comme un lieu sacré, un gardien, un allié. Je réapprends à écouter ce qu’il dit. À sentir ce qu’il appelle. À honorer sa vérité.
Je suis encore en chemin pour accepter pleinement mon corps et le regard des autres, mais j’ai envie de partager ce que j’ai compris : la sensualité n’est pas un piège, ni un danger, ni un appel. La sensualité est un don. Un canal vers la vie. Une reliance au monde, à soi, à la présence, à l’énergie vitale qui circule en nous.
Se reconnecter à sa sensualité, ce n’est pas “vouloir quelque chose”. C’est revenir à sa nature. À sa respiration profonde. À son feu. À son être.
Et hier... je décide de faire un exercice autour de la sensualité et d'aller voir ce que mon corps peut libérer comme mémoire.
Des mémoires anciennes sont remontées : des mémoires de femme, des liens, des attachements, des endroits où je ne m’autorisais pas à être dans mon autorité intérieure.
Et puis une question est apparue. Une question simple, mais déterminante :
" Est-ce que tu es d’accord pour recevoir "?
Parce qu’on peut faire tous les soins du monde, toutes les thérapies du monde, toutes les libérations énergétiques possibles…si on ne libère pas les émotions, rien ne s’ouvre vraiment. L’émotion est là. Cristallisée. Elle attend qu’on la regarde, qu’on la respire, qu’on la laisse circuler.
Et si l’émotion reste retenue, on reste bloqué dans les mêmes schémas, les mêmes répétitions, les mêmes histoires relationnelles, matérielles, affectives. On ne peut pas avancer si le corps, lui, est encore prisonnier.
Il y a quelque chose qu’on oublie trop souvent :
nous vivons dans un corps, un corps qui ressent, un corps qui parle, un corps qui sait.
Et pourtant, la plupart du temps, nous sommes débranchés. Pris dans le mental. Pris dans les obligations. Pris dans les blessures. Pris dans la peur de ressentir ou même dans l’idée que “ressentir” ne sert à rien.
Mais si je vous disais que la sensualité, ce n’est pas un truc « sexy » ?
Ce n’est pas une attitude, un style, une manière de bouger, mais une présence.

Chacun aura sa propre définition, le sens qu'il y met derrière, pour moi la sensualité, c’est la capacité d’être vivant dans son corps. De sentir la vie, pour de vrai. De laisser circuler la chaleur, l’émotion, la vérité.
Mais, partons ensemble d'une définition commune :
Définition du dictionnaire : la sensualité
"Qualité d’une personne qui se montre sensible aux sensations agréables, à la présence du corps, aux impressions venues des sens".
La sensualité est donc une présence à soi.
Une manière d’habiter son corps. Une façon d’honorer la vie qui circule à l’intérieur.
La sensualité n’est pas de la sexualité. On peut être sexy sans être sensuel. On peut être sensuel sans jamais exhiber quoi que ce soit.
La sensualité n’est pas une mise en scène, c’est un retour à l’intérieur, la capacité de sentir, de vibrer et d’accueillir la vie.
La sensualité se retrouve dans tous nos actes du quotidien, à condition qu'on y pose une intention de présence en soi. Elle se manifeste dans chacun de nos sens.
Et je crois profondément que plus nous cultivons notre capacité à nous émerveiller, plus nous portons une attention réelle à nos perceptions, plus nous éveillons naturellement notre sensibilité… et donc notre sensualité.
Je vous invite alors à observer :
Comment vous connectez-vous à vos sens ?
À quoi ressemble votre lien avec l’ouïe, au toucher ?
Qu’est-ce que les saveurs viennent réveiller en vous ?
Que raconte votre regard quand il se pose sur le monde ?
Que déclenchent en vous une odeur, une texture, un son ?
La sensualité n’a rien de volontaire : elle naît de la présence, de l’art de ressentir, de savourer, de l’art d’être là.
C’est pourquoi il est essentiel d’inclure chaque jour un espace d’agréable, d’émerveillement, de douceur ou de beauté dans ce vous faites, ce que écoutez, ce que vous touchez, ce que vous regardez, ce que vous mangez. Parce que ces instants-là nourrissent votre relation à vous-même, ouvrent votre corps au plaisir et au désir, apaisent votre mental et réveillent votre sensibilité.
Alors demandez-vous aujourd’hui :
Qu’est-ce qui éveille mes sens ? Qu’est-ce que j’ai envie de sentir, d’explorer, de goûter, d’admirer, de ressentir pleinement ?Qu’est-ce que je peux ajouter à mon quotidien pour inviter davantage de plaisir et de présence ?
La sensualité est une porte d’accès à soi. Un chemin qui se vit, se respire, se goûte. Un espace intime où l’on se retrouve, se découvre.
La sensualité naît du plaisir, du délice, de la manière intime et singulière dont je vais le vivre. Elle ne vient pas de l’extérieur : elle s’éveille en moi, dans ce que je choisis de goûter, de ressentir, d’habiter.
La sensualité, c’est l’art de savourer ce qui est là. Un geste lent. Une respiration profonde. Une caresse sur la peau. Une couleur qui m’attire. Une émotion qui circule. Un frisson qui raconte quelque chose de moi.
Et lorsqu’on s’autorise à vivre ces délices pleinement, quelque chose en nous se relève. Quelque chose qui ouvre à plus de douceur, à une puissance tranquille. Comme si, à travers le plaisir, nous retrouvions en nous celui ou celle qui ose sentir, qui ose se choisir, qui ose accueillir sa vie avec intensité.
La sensualité c’est dire “oui” à ce qui nous traverse. C’est se laisser toucher, atteindre, émouvoir. C’est accepter d’être vivant-e et vibrant-e.
Et si, aujourd’hui, vous partiez à la rencontre du plaisir?

Nous sommes tellement déconnectés de notre essence dans nos vies modernes (j'ai observé que même si nous sommes au plus proche de nous-même et de nos sens, le quotidien peut rapidement nous rattraper, un souvenir, une peur, un évènement... ) que nous sommes souvent coupés de :
nos sensations,
notre sensibilité,
nos émotions profondes,
notre capacité à ressentir,
notre capacité à recevoir.
Sans cette connexion au corps, nous restons “bloqués” dans le mental : dans la peur, la méfiance, l’hyper-contrôle ou bien nous devenons “perchés”, déconnectés de la matière, comme si notre vie flottait au-dessus de nous.
Mais rappelons-le : pour qu’une fleur s’épanouisse, elle a besoin de racines.
Pour que notre énergie circule, il faut un ancrage.
Pour que la vie nous traverse, il faut un corps habité.
Et quand ce lien se coupe, recevoir devient difficile, ressentir devient compliqué, parce que notre corps, notre cœur et notre inconscient ne savent plus ou pas encore comment accueillir, comment laisser entrer, comment se laisser traverser.
Et c’est profondément humain. Il n’y a rien à se reprocher.
Nous sommes des êtres incarnés. Nous sommes venus expérimenter ici ce que signifie aimer, vivre, créer…mais aussi traverser le rejet, l’abandon, la vulnérabilité, la réparation, le pardon et tant d’autres apprentissages encore (Tout cela fera l’objet d’un autre article).

La sensualité est le canal du recevoir :
On a souvent tendance à croire que recevoir, que ce soit de l’amour, de l’argent, de la paix, de la joie ou même de la reconnaissance, serait simplement une question de volonté, de pensée positive ou de travail spirituel.
On pense souvent que le « mindset » est la solution à tout, mais le mindset, c’est l’orientation de nos pensées, de nos croyances, de notre regard sur la vie. C’est la manière dont on choisit de percevoir le monde, les autres, et soi-même. C’est notre posture intérieure, notre état d’esprit, notre capacité à imaginer, ouvrir, croire, créer.
Alors oui, c’est essentiel, un mindset solide peut transformer une existence.
Il peut nous aider à dépasser nos peurs, à voir de nouvelles possibilités, à nous autoriser des rêves plus grands, plus beaux, plus vrais, mais le mindset n’agit pas seul.
Un mindset peut être lumineux, positif, puissant…mais s’il repose sur un corps contracté, fermé, non écouté, il n’a pas de terre où s’ancrer, c'est comme une graine qu’on jetterait dans un sol sec.
Le mental peut dire "je mérite de recevoir", mais si le ventre se noue, si la poitrine se ferme, si les jambes tremblent parce qu’elles se souviennent de l’insécurité, le corps ne peut pas y croire.
Et ce que le corps ne croit pas, il ne le laisse pas entrer.
Le mindset a besoin d’un corps libre, d’un corps entendu, d’un corps qui respire, qui sent, qui s’ouvre, qui se déleste, d’un corps rendu à sa nature profonde, à sa sensualité, à cette capacité innée de ressentir et de recevoir pleinement sans jugement, sans honte, ni culpabilité.
Pour que le mental soit aligné, le corps doit être un allié et pas un obstacle, pas un lieu de lutte et de combat, pas un endroit qu’on ignore ou qu’on fuie. Le corps est un espace vivant, vibrant et habité, un espace où la vie peut circuler, alors c'est aussis une question de ce que nous laissons ou vouons laisser circuler.
C’est pour cela que travailler le mindset est indispensable…mais jamais suffisant seul.
La transformation réelle se fait quand le corps, l’âme et le mental avancent ensemble.
On ne peut pas recevoir avec un corps fermé. On ne peut pas accueillir la vie quand on est contracté, figé, coupé de soi.
Recevoir ne se fait pas par le mental. Recevoir ne se fait pas par l’intention seule. Recevoir se fait par le corps, par l’espace que l’on laisse, par l’ouverture que l’on cultive.
C’est pour cela que le travail de libération, qu’il concerne l’amour, l’abondance, les relations, la sensualité ou la confiance est, à mon sens, profondément holistique. On ne peut pas transformer un seul plan en espérant que tout change. Tout est lié : le corps, le cœur, l’inconscient, l’énergie, les émotions, la matière, la spiritualité.
Et quand on ouvre un espace quelque part, c’est tout l’être qui respire un peu plus.
On ne peut pas recevoir :
quand on retient son souffle,
quand on bloque ses émotions,
quand on n’habite plus sa peau,
quand on vit coupé des sensations,
quand la vie ne circule plus.

La sensualité est le langage du corps et le corps est la porte qui mène à l’essence, la vraie.
La sensualité ouvre les sens, le cœur, le plexus et le système nerveux à la circulation de la vie.
La sensualité guérit, parce que la sensualité, c’est la présence. La vraie.
Lorsque je me reconnecte à mes sens, je me reconnecte à mes émotions, à mes zones d’ombre, à mes blessures, mais aussi à ce qu’il y a de plus doux, de plus chaud, de plus humain en moi.
C’est par le corps que je me retrouve. C’est par le corps que je me pardonne. C’est par le corps que je m’ouvre à l’amour.
Et ce retour au corps, ce retour au souffle, ce retour au charnel est exactement ce qui nous rend capables de recevoir.

La peur et la loyauté (consciente et inconsciente) bloque le canal du recevoir.
Recevoir implique de laisser entrer :
l’amour,
l’argent,
les opportunités,
le soutien,
la joie,
l’abondance.
Et pour beaucoup, recevoir active automatiquement des peurs, des mémoires :
la peur de mourir,
la peur d’être trahie, rejeté, abandonnée
la peur d'être envahi ou dépendant,
la peur de trahir ou de ne pas être légitime,
la peur de perdre ce qu’on reçoit,
la peur que tout s’écroule,
la peur de ne pas être à la hauteur...
Et derrière ces peurs se cache souvent une loyauté invisible :
fidélité inconsciente à un proche, un parent, un frère/sœur...
"Si elle n’a pas reçu, je ne peux pas recevoir",
"si je reçois, il se passe quelque chose de dangereux, de mal",
"Si je reçois, je prends la place de quelqu’un",
"Pour être loyal(e), je dois rester petit (e), modeste, prudent (e)"...
La sensualité est une clé essentielle du recevoir parce qu’elle reconnecte :
le corps,
les mémoires,
les émotions,
le cœur,
la joie,
la confiance.
Plus nous sommes présents dans notre corps, plus nous nous autorisons à recevoir sans peur, sans justification, sans culpabilité.
C’est là que se débloque la circulation notamment des opportunités.

Pratiques concrètes pour se reconnecter à sa sensualité
(Assure toi d'être tranquille le temps de la pratique, de prendre le temps)
1. Se mettre en présence. Installez-vous dans une position confortable : debout, assis·e ou allongé·e. L’important est d’être pleinement à l’intérieur de votre corps. Prenez un moment pour faire un « check-up » de votre être : sentez vos appuis, vos points de contact, votre respiration.
2. Respiration consciente. Commencez par respirer profondément :
Inspirez par le ventre, puis par la poitrine.
Expirez lentement par la gorge.
Prenez le temps de vraiment être en présence dans votre corps.
Portez votre attention sur votre respiration et sur votre corps.
3. Auto-massage et présence douce. Doucement, laissez votre main se poser sur une partie de votre corps : le ventre, le bras, la main, le pied… peu importe.
Commencez un automassage lent, synchronisé avec votre respiration.
Laissez votre main bouger naturellement, avec douceur et bienveillance.
Dites intérieurement : « Je suis là », « Je porte mon attention, ma douceur et ma bienveillance sur mon corps ».
4. Mouvement et danse intérieure
Laissez votre corps se mouvoir selon son propre rythme.
Si vous le souhaitez, mettez une musique pour accompagner votre mouvement.
Vous pouvez commencer doucement et lentement, puis laisser surgir plus de vitesse, de puissance, de fluidité.
Déliez chaque partie de votre corps : tête, nuque, haut du corps, bas du corps, bassin, jambes, articulations.
Permettez à votre corps de s’exprimer librement, sans chercher à « libérer » quelque chose en particulier, simplement en lui donnant de la place.
5. Être présent dans le corps
Observez vos sensations, vos émotions, votre énergie.
Ressentez votre corps comme un allié, un espace sacré où la vie circule.
Laissez cette pratique devenir un moment de présence, d’écoute et de bienveillance envers vous-même.
Visualisation guidée :
Libérer une émotion et recevoir pleinement
Installe-toi, ferme les yeux, respire profondément.
Visualise un paysage doré, doux et lumineux et ce que tu souhaites venir à toi profondément.
Ressens le flux, l’énergie qui circule, vois clairement ce que tu souhaites s'aligner, et être présent.
Ressens la vie t’offrir ce qui t'attend,
Peut-être ressens-tu un endroit dans ton corps, qui se manifeste, qui "bloque", une émotion qui veut sortir.
Inspire profondément et laisse-la se manifester à toi, laisse la monter dans ton corps, la respiration est ton allié pour accueillir cette émotion. Prend le temps surtout. Laisse ton corps se libérer, s'alléger, laisse le se mouvoir s'il a besoin, sortir un son, s'il a besoin. Ne retiens pas ton corps.
Quelle est cette émotion? Dans quelle partie du corps? Quelle peur? laisse venir ce qui vient sans juement ni analyse. Quelle histoire cela raconte? Quelle mémoire remonte? Quelle croyance cela libère?
Maintenant, affirme intérieurement ou à haute voix :
"Je reçois",
"Je mérite pleinement de recevoir cette abondance",
"Je ne prend la place de personne", " j'ai le droit de recevoir",
Demande à ton coeur (pose une main sur ton coeur et l'autre sur ton ventre ou l'ndroit de ton corps qui se libère) quelle phrase, comme un mantra, peut t'accompagner à cette libération.
Ressens la légèreté, le sourire, peut-être l’excitation et la joie dans la poitrine qui revient. C’est ton corps qui valide l’ouverture.
Tu peux poursuivre, par exemple en portant ton attention sur :
Les jambes : stabilité et sécurité
Pose les mains sur tes cuisses.
Respire profondément.
Répète :
"Mes jambes portent mon futur."
"Je suis stable même dans l’abondance".
Le ventre : légitimité et mérite
Place les mains sur le plexus et l’estomac.
Répète :
"Je mérite de recevoir",
"Mon abondance n’enlève rien à personne",
"Je peux prendre ma place",
"je ne prend la place de personne".
La sensualité consciente
Toucher lentement le bras, le ventre, le cou, la clavicule, comme un auto-massage, laissez-vous guider par votre corps,
Répéter :
" Mon corps est digne de recevoir",
" Je laisse la vie entrer en moi".
L’invocation énergétique
Debout, paumes vers le ciel :
" J’appelle l’amour, l’abondance, la stabilité, ma maison",
" Je m’ouvre à recevoir, je suis prête".

La sensualité est la clé de l’abondance.
La sensualité n’est pas un luxe.
La sensualité n’est pas superficielle.
Elle est la porte vers le recevoir.
Plus tu es présent(e) à ton corps,
Plus tu es présent(e) à tes sensations,
Plus tu accueilles la vie,
Plus tu permets à l’abondance de circuler.
Mais attention, la vie ne fonctionne pas comme un distributeur automatique.
Tu ne reçois pas tout ce que ton mental souhaite.
Tu reçois ce que ta vie, ton âme, ton inconscient profond sont prêts à expérimenter pour t’aider à évoluer.
Et il y a une énorme différence entre les deux.
Le mental veut souvent la sécurité, la démonstration, le contrôle, l’image.
L’âme veut la vérité, l’expansion, la guérison, la cohérence, l’amour.
Le corps veut la paix, la régulation, la stabilité, la présence.
Quand ces trois-là s’alignent, les choses arrivent avec une fluidité presque magique.
Mais parfois, ce que l’humain désire, la maison parfaite, la somme énorme d’argent ou le “rêve idéal”, n’est pas ce que la vie lui envoie. Non pas par punition, mais parce que ce n’est pas encore juste, ou parce que d’autres étapes sont nécessaires, ou simplement parce que ce n’est pas l’expérience dont ton âme a réellement besoin pour grandir.
C’est mon avis, bien sûr, mais surtout le fruit des expériences que j’ai traversées : rien n’arrive par hasard.
Tout a un sens, même lorsque ce sens n’apparaît que bien plus tard.
Quand tu marches dans le courant de la vie, quand tu es aligné, présent, ouvert et relié, la vie, Dieu, l’Univers (peu importe le nom que tu lui donnes) t’apporte ce qui est juste. Toujours.
Tu peux choisir de forcer les choses, et ce n’est pas la même chose que d’être un esprit rebelle ou de chercher à comprendre.
Forcer, c’est vouloir contrôler le flux, imposer le timing, exiger un résultat immédiat, et dans ce cas, tu expérimenteras souvent de la résistance, de la lourdeur, des blocages.
Tu peux aussi choisir de marcher avec la vie, d’écouter, de ressentir, de t’ouvrir et alors, la vie t’offre ce dont tu as réellement besoin. Pas pour te faire plaisir, flatter ton ego ou pour valider tes attentes, mais pour te faire grandir.
Je pars du principe que tout est toujours juste et parfait, même quand ça fait mal, même quand ça bouscule, même quand ça dérange.
La vie est une succession d’expériences, certaines douces, d’autres rugueuses, mais toutes nécessaires. Nécessaires pour traverser, pour apprendre, pour comprendre, pour t’ouvrir davantage à qui tu es réellement.
Je voudrais ajouter également, qu'en travaillant sur soi, que se soit dans l'émotionnel ou l'égergétique, nous impactons aussi sur notre environnement, nos proches, nos liens familiaux et transgénérationnels, permettant à eux aussi de recevoir et d’être libres à leur tour.

S’ouvrir et se reconnecter à notre sensualité, c’est aimer la vie et se laisser aimer par elle.
Et je le redis : il y a autant de façons d’être sensuel que d’êtres humains sur cette Terre. Chacun a sa propre sensualité, unique, précieuse. Aucune n’est meilleure qu’une autre, aucune n’est “plus juste”. Elle est simplement la manière dont nous nous relions à nous-mêmes, aux autres et à la vie.
il y a aussi un autre aspect fascinant : la sensualité que nous expérimentons peut évoluer selon l’instant, notre état, notre énergie. Certains jours, elle peut être douce, chaleureuse, apaisante. D’autres fois, elle peut être plus rock’n’roll, vibrante, flamboyante, intense, enflammée. La sensualité n’est pas figée : elle suit notre rythme, notre énergie, notre présence, et s’exprime de manière différente selon ce que nous sommes et ce que nous vivons à ce moment-là.
Elle est multiple, fluide, vivante… et c’est exactement cette liberté de l’expérimenter qui en fait toute la beauté.
Hélène
Pour aller plus loi, si tu veux comprendre pourquoi notre sensualité a été réprimée durant des siècles : du sacré de l’Antiquité aux bûchers de la période des sorcières :
Il est important de rappeler une chose essentielle : si aujourd’hui tu es déconnecté(e) de ton corps, de ta sensibilité ou de ta sensualité, ce n’est pas “ta faute”, et ce n’est pas forcément celle de tes parents non plus.
Nous portons tous, collectivement, des siècles de mémoires :
mémoires familiales,
mémoires culturelles,
mémoires liées aux rôles imposés aux femmes et aux hommes,
mémoires collectives qui ont traversé des générations entières.
Pendant longtemps, la sensibilité du corps a été jugée, contrôlée, censurée. La sensualité a été associée tantôt au danger, tantôt au péché, tantôt à la tentation. Le corps a été vu comme un lieu de faute plus que comme un lieu de vie.
Il est donc normal, profondément humain, d’avoir hérité de ces traces.
La déconnexion n’est pas un échec personnel, c’est simplement l’histoire qui continue à résonner à travers nous et que nous pouvons aujourd’hui commencer à libérer.
Dans l’Antiquité, la sensualité est liée au sacré, à la fertilité, aux dieux.
Le corps est vu comme une source de vie et de puissance spirituelle.
Dans de nombreuses civilisations (Égypte, Grèce, Rome), la sensualité est considérée comme divine. Le corps est célébré, honoré, représenté nu sans honte. La femme est reliée à la fertilité, la beauté, le plaisir sacré.
À la Renaissance, on redécouvre le corps, mais sous une forme idéalisée, intellectuelle, artistique.
La sensualité n’est plus sacrée devient esthétique. On adore le corps, on le peint. Les peintres glorifient les corps féminins, les formes, la douceur.
La sensualité est visible partout dans l’art, mais la société commence à imposer des normes, à moraliser le plaisir, imposer la pudeur et sacraliser "la bonne épouse".
Le pouvoir religieux commence à s'imposer, et la sensualité est acceptable tant qu'elle est douce, élégante, "pure", mais le corps "trop instinctif", "trop libre", "trop vivant" commence à déranger.
La sensualité passe d’un pouvoir naturel à un objet que l’on doit rendre beau et domestiquer.
Au Moyen-âge, la sensualité est perçue comme une menace.
C’est ici que tout change vraiment.
Les femmes qui avaient :
du savoir,
de l'intuition,
une reliance à la nature, à ses cycles,
du charisme,
du magnétisme,
une connexion au corp,
une présence sensuelle naturelle...
… étaient vues comme hors des cadres.
Une femme libre, belle, connectée à son corps, à la nature est perçue comme menaçante.
La sensualité sort du tableau et revient dans la vraie vie et là, elle devient dangereuse.
Une femme qui se connaît elle-même, qui écoute son corps et qui rayonne est dangereuse, car impossible à dominer.
La société patriarcale de l’époque bascule dans la peur du féminin, la peur de ce que la femme réveille chez l’homme.
On brûle les femmes pour leur liberté, pour leur savoir du corps, pour leur énergie vitale. La sensualité devient un signe de danger, de “péché”, de “tentation”.
Les pulsions masculines deviennent un problème.
L’Église commence à affirmer :
la sexualité = péché
la femme = tentatrice
le désir = danger
le plaisir = diabolique
Plutôt que les hommes reconnaissent leurs pulsions, le discours devient : "C’est la faute des femmes". On détourne la responsabilité.
La beauté doit être cachée. La sensualité devient un sujet tabou, presque interdit. Les femmes intègrent inconsciemment que leur corps doit être contrôlé pour être “bien”.
C’est ici que le traumatisme collectif commence.
Après les bûchers : silence, honte et contrôle .
Les femmes intègrent, inconsciemment :
"Mon corps est dangereux",
"Mon plaisir est coupable",
"Ma sensualité peut me coûter la vie".
On enseigne :
la pudeur,
l’obéissance,
la soumission,
le mariage comme seule valeur,
la maternité comme seule mission.
La sensualité devient une menace et on la cache. Le message est transmis de génération en génération et on associe la sensualité à la culpabilité.
Au XXe siècle, les femmes se relèvent avec notamment :
les suffragettes
Simone de Beauvoir
les Trente Glorieuses
la libération sexuelle
la contraception
Mai 68
les droits fondamentaux
Le féminin se réveille. Les hommes, eux, vivent un choc : leurs repères patriarcaux s’effondrent.
Aujourd'hui, la liberté revient, mais avec beaucoup de confusion.
La société dit : "Sois libre ! Sois sexy ! Sois toi-même ! sois sage", mais aussi "Pas trop. Pas comme ça. Pas à ton âge. Pas toi, mais un peu...".
Le patriarcat est encore présent, la peur d'être jugée, la culpabilité héritée, les traumatismes transmis, la déconnexion du corps et des sens et les injonctions contradictoires.
La sensualité redevient un outil, et souvent pour vendre.
Les femmes oscillent entre désir d’expression et peur du jugement. On veut la sensualité, mais seulement selon des normes. Le féminin cherche à se réapproprier ce qui lui a été retiré.
Et les hommes ? Beaucoup ne savent plus comment être.
Être fort ?
Être sensible ?
Être protecteur ?
Être vulnérable ?




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