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Tu n'es pas trop, tu es vivant-e

  • 18 déc. 2025
  • 6 min de lecture

Je m’autorise à exister.

Je m’autorise à être.

Je m’autorise à briller.



J’ai longtemps cru que j’étais à côté de mes pompes.


J’ai longtemps cru que j’étais à côté de mes pompes. À côté de la plaque. D'ailleurs, on m'a très souvent dit que j’étais trop. Trop émotive. Trop intense. Trop passionnée. Et en même temps… jamais assez. Jamais comme il fallait.

Alors je me suis comparée. Beaucoup.

Aux autres et à celles et ceux qui semblaient mieux faire, mieux être.


Pendant des années, je cherchais à l’extérieur ce que je ne m’accordais pas à l’intérieur : amour, réussite, reconnaissance.

Puis avec le temps, les expériences, j’ai compris que tout commence par se choisir soi-même, par amour pour soi et non par égoïsme, s’aimer et croire en sa valeur, avant d’attendre quoi que ce soit du monde, s'autoriser à exister et à être. Pour certains, cela semblera peut-être évident, et pour d'autres, cela résonnera probablement profondément.





J’ai appris à reconnaître ma sensibilité. À l’écouter. À arrêter de la retenir.

J’ai compris que c’est en l’exprimant que je me sens pleinement moi.

Que mon intensité n’était pas un problème à corriger, mais une énergie à incarner.

Aujourd’hui, j’ai accepté cette intensité, et elle m’ouvre des portes incroyables d’expression, de création, de vérité.


Et toi aussi, tu as le droit. Que ta sensibilité soit douce ou explosive. Silencieuse ou débordante. Contenue ou passionnée.


Il n’y a rien de trop chez toi. Il n’y a rien à lisser. Il n’y a rien à réparer.

Ta sensibilité, ton intensité, ta manière d’être au monde font exactement qui tu es.


Et c’est là que le retour à la simplicité prend tout son sens. Parce que revenir à la simplicité, ce n’est pas devenir moins, ce n’est pas se retenir, ce n’est pas s’éteindre. C’est revenir à sa source. À ce que l’on est vraiment, en dessous des couches, des rôles, des croyances et des injonctions.


La simplicité dont je parle n’est pas une simplification forcée.

Ce n’est pas “faire moins pour faire moins”.

C’est arrêter de se prendre la tête.

Arrêter de se battre contre sa propre nature.

Arrêter de vouloir rentrer dans des cadres qui ne nous correspondent pas.


Revenir à la simplicité, c’est laisser tomber la pression d’être comme il faudrait. C’est cesser de vouloir maîtriser, contrôler et comprendre absolument. C’est écouter ce qui est vivant en soi, sans le corriger.


Quand on est sensible, intense, créatif-ve, ce n’est pas en se rigidifiant que l’on trouve l’apaisement. C’est en revenant à l’essentiel : sentir, respirer, créer, poser… puis lâcher, sans forcer, sans se juger, sans se demander si c’est assez ou trop.

Cette simplicité-là n’enlève rien à notre intensité. Au contraire, elle lui donne de l’espace. Elle permet à l’énergie de circuler sans s’épuiser.


Revenir à soi, ce n’est pas faire plus d’efforts. C’est arrêter de lutter contre ce que l’on est et c’est souvent à cet endroit précis, quand on cesse de se contracter, que la clarté revient, que la paix s’installe et que la vie redevient plus simple, plus vraie, plus fluide.


Peut-être que toi aussi, tu essaies de bien faire, de tenir, d’avancer, d’être à la hauteur de ce que l’on attend de toi et /ou de ce que tu crois devoir être.

Et peut-être qu’au fond, malgré tous tes efforts, tu te sens fatigué-e, perdu-e, parfois même découragé-e, comme si, quoi que tu fasses, ce n’était jamais tout à fait suffisant.

Ces derniers temps, une chose s’impose à moi avec beaucoup de clarté : le besoin de revenir à la simplicité. Non pas comme un repli, mais comme un retour à l’essentiel. Un retour à ce qui est juste, ici et maintenant. et j'ai envie e te poser ses mots : tu n'es pas seul-e.



Nous vivons dans un monde saturé d’injonctions. Il faut être performant-e.

Il faut être fort-e. Il faut gérer. Il faut réussir. Il faut être aligné-e, conscient-e, serein-e. Et surtout… il ne faut pas faillir.

Ces croyances ne viennent pas de nulle part. Elles sont héritées : culturelles, éducatives, sociétales. Elles nous traversent souvent sans que nous en ayons conscience.

Et soyons honnêtes : les femmes portent encore une charge particulière.

Être présentes partout. Assurer. Tenir bon. Ne pas se plaindre. Se taire. Continuer, même quand c’est trop.

Même dans le monde du développement personnel et de la spiritualité, ces pressions existent encore. Combien de femme encore s'excusent, souffrent de la honte, de la culpabilité?


Résultat ? Hommes ou femmes, nous sommes nombreux-ses à être perdu-es entre l’envie d’écouter notre cœur et le poids des codes qui continuent d’agir en arrière-plan.




Revenir à la simplicité ne veut pas dire abandonner, ni vivre dans le chaos.

Ce n’est pas renoncer à ses projets, à ses responsabilités, ni à ses engagements.

C’est arrêter de se violenter intérieurement. C’est cesser de vouloir tout maîtriser pour se rassurer, car à vouloir tout contrôler pour créer de la clarté et de l’espace, on obtient souvent l’inverse : plus de tension, plus de fatigue, plus de confusion.


Revenir à l’essentiel, c’est faire ce qui est juste pour soi, à cet instant précis.

Et accepter que ce ne sera pas la même chose pour le voisin, pour une amie, ou pour quelqu’un d’autre.

Il n’y a pas une bonne manière de vivre. Il y a autant de justesses qu’il y a d’êtres humains.



Et si le vrai sujet était finalement lié à la sensibilité , cette intelligence émotionnelle mal comprise?

La sensibilité est encore trop souvent perçue comme un problème, comme quelque chose à corriger, à dépasser, à maîtriser.

Or la sensibilité n’est pas une faiblesse. C’est une capacité de perception fine, une manière particulière de sentir, de capter, d’être en lien avec le monde.


Être sensible, c’est ressentir ce qui est juste ou non. C’est percevoir quand quelque chose force, quand une situation ne respecte plus nos limites.


Le problème n’est pas la sensibilité, le problème, c’est de vivre dans un monde qui ne lui laisse pas de place.

Et dans une société où le jugement est omniprésent, le regard (extérieur et le nôtre), la comparaison, les normes, beaucoup finissent par douter de leur propre ressenti.


Revenir à l’essentiel, c’est alors changer de posture intérieure, pour passer du jugement à l’observation.

Observer :

  • la fatigue quand elle apparaît,

  • la surcharge quand elle monte,

  • la perte de patience,

  • le découragement,

et se poser une question simple, mais puissante : Qu’est-ce qui se joue en moi, là, maintenant ?

Souvent, derrière le “je dois”, il y a un personnage :

  • celle ou celui qui tient,

  • la personne forte,

  • la responsable,

  • celle qui veut être reconnue, aimée,

  • celle qui ne veut pas décevoir,

Et derrière ce personnage, une peur : de manquer, de dépendre, de ne pas être assez, d'être trop.

Observer cela sans se corriger, sans se juger, c’est déjà revenir à soi.



Même quand on a compris beaucoup de choses, même quand on est conscient-e, même quand on accompagne les autres, nous restons humains.

Un corps peut fatiguer, un système nerveux peut saturer, des émotions peuvent déborder, certains angles ne peuvent pas être vus seul·e.



L’être humain n’est pas fait pour l’isolement. Dès la naissance, nous existons dans le lien : le regard, la voix, la présence.

Sans lien, nous survivons. Avec du lien, nous vivons.

Demander de l’aide n’est pas un échec, c’est un acte de maturité.


Ta sensibilité n’est pas un excès, c’est une qualité de présence au monde, à soi et à la vie. Mais sans espace, elle finit par épuiser.

Sans respiration, sans relâchement, elle devient surcharge, tension et pression intérieure.

Tout le monde ne vit pas avec la même intensité et ne perçoit pas avec la même sensibilité.


Certaines personnes ressentent fort, pensent fort, aiment fort et créent fort.

D’autres vivent les choses autrement, parfois de manière plus contenue, plus distante, ou simplement avec d’autres filtres.

Ce n’est ni un défaut, ni une supériorité. C’est une sensibilité.

Et pendant longtemps, beaucoup d’entre nous ont appris à se méfier de cette intensité, à la contenir.À la juger, à la qualifier de "trop".

Mais je ne suis pas trop, je suis intense.

Et cette intensité, lorsqu’elle est écoutée plutôt que réprimée, devient une force. Une force d’ancrage, de clarté et de vérité.



Et parfois, cette sensibilité ouvre aussi les yeux sur ce qui ne va pas.

Elle capte les tensions invisibles, les non-dits, les cadres qui se fissurent, et les paroles qui dépassent les limites.

Elle réagit quand quelque chose n’est pas juste, quand une frontière est franchie, quand le respect disparaît, même s’il est ensuite recouvert d’excuses, de justifications ou de bonnes intentions.


Ce n’est pas de l’exagération. Ce n’est pas “être trop”.

C’est une intelligence du vivant.


Longtemps, on nous a appris à minimiser ces ressentis.

À excuser, à comprendre à la place de l’autre, à nous adapter, encore.

Mais sentir fort, c’est aussi savoir dire non.

Savoir reconnaître quand un cadre est rompu.

Savoir s’arrêter avant de se trahir.


Rappelez -vous alors que revenir à la simplicité, ce n’est pas faire moins, ce n’est pas fuir, c’est revenir à la source, à ce qui est juste à l’intérieur de vous.

C’est accepter que vous ne pouvez pas tout porter seuls-es et que demander de l’aide n’est pas un échec, mais un acte de maturité, que vivre et exprimer vos émotions, votre sensibilité vous rend profondément vivant-e et authentique.


La simplicité, c’est ainsi arrêter de se débattre pour être compris-e,

car il n'y a pas besoin ni d'être compris-e, ni d'être validé-e.

C’est choisir la clarté plutôt que la confusion.

C’est honorer sa sensibilité sans la sacrifier ni la suradapter.


La simplicité, c'est se choisir,

et se choisir c'est s'autoriser à vivre,

s'autoriser à être, à exister et à briller que l'on est,

sans honte ni culpabilité.


Hélène

 
 
 

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